D’après l’Unesco, il y a dans le monde 800 millions d’adultes qui n’ont ni appris à lire, ni à écrire. A l’origine de ce grave problème, dans les pays en développement, le manque d’infrastructures, d’enseignants et le faible budget consacré à l’Education.
En France, l’arrivée d’une population d’immigrés (d’origine africaine, asiatique, d’Europe de l’Est) pour laquelle aucune structure d’accueil efficace, aucune formation sérieuse n’est mise en place par l’Etat, laisse de nombreuses personnes analphabètes.
Celles qui paient le plus lourd tribut à l’analphabétisme sont les femmes. Souvent, elles sont arrivées en France, il y a plusieurs années. Elles s’expriment bien à l’oral mais elles ne savent ni lire ni écrire que ce soit en français ou dans leur propre langue. Pour elles, impossible de se déplacer, de remplir des formalités seule sans l’aide de leurs enfants ou maris, impossible de lire une ordonnance médicale et donc de prendre la posologie appropriée pour soigner leur enfant. Impossible tout simplement d’être autonome. Ces femmes sont condamnées à vivre dépendante de leur famille et à subir le manque de respect et les violences de leur entourage.
Pourtant, la corrélation entre l’alphabétisation des femmes et l’amélioration des conditions de vie des familles n’est plus à démontrer. La femme en tant que mère est la première éducatrice de ses enfants. Dès lors que celle-ci comprend l’importance et l’utilité de savoir lire et écrire, elle fait tout pour que ses enfants suivent assidûment l’école.
Selon l’Unesco, « l’alphabétisation dépasse les simples lecture et écriture et vise la communication en société, elle relève ainsi de la pratique sociale, des relations, de la connaissance, du langage et de la culture ». L’alphabétisation permet aux parents de mieux jouer leur rôle vis-à-vis de leurs enfants et de développer l’éducation des plus jeunes qu’il s’agisse de la scolarité ou de l’apprentissage.
Pour cela, il faut :
- créer un environnement propice qui garantisse la liberté d’expression et de communication,
- élargir l’accès aux outils de communication,
- créer des bibliothèques communautaires avec une politique multilingue et multiculturelle, des activités artisanales, des lectures, des ateliers …
- instaurer une collaboration interministérielle,
- mettre en place des passerelles entre les programmes d’alphabétisation pour adultes avec les structures de haltes garderies pour la petite enfance permettant aux mères de faire garder leurs enfants durant les cours d’alphabétisation,
- savoir tirer partie des nouvelles technologies,
- créer des synergies et collaborations nouvelles entre l’Etat et la société civile,
- investir dans le diagnostic, l’évaluation et le suivi.
C’est à la mesure de ces actions que les femmes pourront trouver leur place dans les banlieues et être respectées. C’est à la mesure de ces actions que les banlieues retrouveront une sérénité car les femmes ont toujours été les « artisanes » de la Paix.
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