lundi 22 janvier 2007

Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.

C’est par cette citation si juste de l’Abbé Pierre et l’article ci-dessous que j’ai souhaité, à ma modeste manière, lui rendre hommage.

Encore, en France, des familles survivent dans des logements de 15 à 20m² dans lesquels vivent en moyenne 6 personnes. Leurs conditions de vie sont tellement précaires qu’elles ne peuvent parfois manger qu’une seule fois par jour et ce, souvent grâce à des associations subventionnées par des fonds publics ou privés. Ces familles se voient exposées à toutes sortes de maladie dues au manque d’hygiène sans avoir accès à des soins médicaux. A celles-ci, s’ajoute une population marginalisée de SDF, condamnée à vivre dans la rue où se développent la violence et l’insécurité propre à ces lieux.

Nous manquons en France de plusieurs centaines de milliers de logements sociaux ou à prix modéré. Dans le même temps, des milliers d’autres logements restent vacants. Il s’ensuit une situation déplorable où les loyers s’envolent à tel point que même toute une catégorie de travailleurs ne peut plus se loger décemment. Pourtant chaque être humain a le droit de vivre dans la dignité et cela passe par l’accès à un logement décent.

Quand Ségolène Royal demande la mise en location –plus ou moins autoritairement- des locaux vacants, elle ne fait que vouloir mettre un terme à une politique désastreuse de la droite qui consiste à laisser les propriétaires s’enrichir davantage en profitant de la spéculation immobilière. La politique très coûteuse en exonérations fiscales menée, ces dernières années en matière de construction, n’a pas permis de construire les 700 000 logements annuels qu’il nous faudrait réaliser.

Construire 120 000 logements sociaux par an comme le préconise Ségolène Royal n’a donc rien d’exagéré. Cette initiative, certes ambitieuse pour certains, donnera une impulsion positive aux zones marginalisées. Outre la construction de logements ou leur réhabilitation, il faut aussi construire des structures ludiques pour les enfants (terrains de sport, centres d’activités, lieux de rencontres…)

Pour développer le logement social, pourquoi ne pas promouvoir et aider les entreprises sociales génératrices d’emplois pour les plus démunis. En accord avec la philosophie des entreprises sociales, les éventuels bénéfices des actions menées seront réinvestis dans la réalisation de programmes de logements sociaux ou d’intérêt social.

Pour les familles souhaitant accéder à la propriété mais qui n’ont aucune possibilité d’épargne et pour qui, les établissements financiers refusent de leur accorder des prêts, il faut créer un nouveau crédit hypothécaire pour lequel l’Etat couvre une partie des frais et applique un taux d’intérêt quasi nul. Il faut aussi encourager et soutenir les organismes de micro-crédits pour développer de nouvelles formes de prêt.

De cette manière, les familles, en acquérant un logement, auront pour la première fois de leur vie, une propriété en toute légalité qui leur donnera de plus grandes perspectives d’avenir.

Voilà ma modeste contribution pour continuer le combat et le travail de celui qui restera l’un des grands hommes de l’Histoire.

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