vendredi 2 février 2007

Pour une polique de l'Education à l'environnement

A l’heure actuelle, les ressources et l’équilibre de la planète sont compromis pour les générations prochaines. Il y a donc urgence à mettre en place une véritable politique de l’environnement. Or, à aujourd’hui, aucun de nos actes quotidiens n’est neutre et sans conséquence pour l’environnement et la société. Sommes nous prêts à utiliser les ressources planétaires de façon raisonnable alors que notre mode de développement actuel nous pousse à consommer toujours plus ?

Dans son principe, le développement durable doit réconcilier la toute puissante économie et l’environnement naturel. Cela induit donc un changement profond de nos mentalités.

Pour cela, il faut éduquer nos enfants dès leur plus jeune âge à protéger leur environnement car les changements qu’implique une politique de l’environnement ne pourront logiquement s’opérer que sur le long terme. L’éducation au développement doit permettre aux enfants d’apprendre à observer et à analyser les effets de l’homme sur les milieux : océans, espaces côtiers, forêts… Elle s’intègre dès l’école primaire dans les programmes « Découvrir le monde et domaine scientifique et technologiques » mais aussi tout au long des années de collège et de lycée. Elle peut être mise en pratique à la cantine ou dans la classe avec l’apprentissage du tri des déchets en mettant à disposition des enfants des poubelles ludiques et colorées, avec des jeux de rôle sur les bons et mauvais gestes en matière de protection de l’environnement, en apprenant la valeur des différentes ressources naturelles de la Terre, notamment la gestion de l’utilisation de l’eau.

Quant à nous adultes, il nous faut repenser notre consommation et « consommer autrement » de façon à ce que chacun ait suffisamment pour vivre dignement sans compromettre la vie d’autrui. Ce n’est pas forcément le signe d’un retour en arrière ou d’une restriction mais un nouvel art de vivre au quotidien.

Cela implique des changements dans nos politiques en matière d’agriculture, de santé, de recherche (pour trouver des énergies nouvelles). Cela passe également par la mise en place d’une politique d’anticipation des risques avec des contrôles plus réguliers et des sanctions pénales plus lourdes. Mais surtout cela passe par une politique de transparence de nos élus politiques lors des catastrophes écologiques. Arrêtons la langue de bois comme pour Tchernobyl ou la pollution de l’Erika avec la désinformation des bénévoles, alors que pourtant que le ministre de l’Environnement de l’époque était Dominique Voynet, ou plus récemment le désamiantage du porte avion Clémenceau.

Enfin, au niveau international, la France devra mobiliser chaque gouvernement sur les bonnes pratiques environnementales. Pour cela, notre politique étrangère devra prendre en compte ce nouvel aspect et l’intégrer au sein des questions et dossiers diplomatiques à chaque déplacement du Ministre des Affaires Etrangères.

Pour conclure, je citerai Mohandas Karamchand Gandhi : « il faudrait vivre plus simplement pour que d’autres puissent simplement vivre ».

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