Le développement durable met en cohérence les aspects sociaux, environnementaux, économiques, culturels du développement. C’est un nouveau modèle de développement et donc de société puisqu’il s’agit de mettre en synergie :
- l’équilibre écologique : préservation des ressources environnementales des écosystèmes locaux et globaux de la biodiversité ;
- le progrès social : développement humain, droits, éducation, réduction de la pauvreté et des inégalités ;
- la viabilité économique : développement économique, création d’emplois, utilité à court terme et à long terme, efficacité, intégration des coûts écologiques et sociaux ;
- la diversité culturelle : valorisation des libertés, des identités, des savoirs, des langues, respect de modes et de rythme de développement diversifiés.
Depuis quelques années, nombre d’associations et de personnalités scientifiques ont sensibilisé l’opinion publique sur ce thème. Mais la sensibilisation n’a pas l’ambition de faire changer les idées et les pratiques, tout du moins à court terme. Son objectif est plutôt d’amener les gens à se poser les bonnes questions, d’aller plus loin dans la réflexion.
L’urgence de la situation à présent est telle que nous devons passer au stade de l’éducation au développement qui constitue une étape supplémentaire. Cela nécessite un véritable travail pédagogique auprès de la société civile mais aussi des gouvernements pour infléchir des idées et des pratiques. Cela implique aussi un travail sur une période relativement longue. Ainsi, l’éducation au développement passe par :
- l’éducation à l’environnement,
- l’éducation à la solidarité,
- le développement du micro crédit et du commerce équitable,
- l’éducation à la diversité culturelle.
Ces différents thèmes peuvent être abordés dès le plus jeune âge, dans toutes les disciplines et se prêtent aussi à une approche interdisciplinaire. La participation d’intervenants dans le cadre d’une action globale préalablement pensée avec l’enseignant et que celui-ci a inclus dans son programme pédagogique constitue avec la mise en oeuvre d’actions concrètes un premier pas vers un changement pour nos enfants de nos pratiques.
De même, tous les acteurs c’est-à-dire tous les citoyens des pays riches comme des pays en développement doivent être intégrés à tous les niveaux de décision grâce à des consultations, des processus d’informations, des débats publics. Pourquoi ne pas créer dans chacune de nos communes, un poste de conseiller à l’environnement qui comme les conseillers juridiques pourrait apporter à chaque citoyen conseils et solutions ? Pourquoi ne pas recenser dans une base de données des différentes actions déjà menées ou à faire pour participer au développement durable, qui serait consultable par chaque citoyen ?
Chaque Etat, chaque entreprise, chaque région, chaque ville, chaque institution, chaque citoyen doit se mobiliser pour un développement durable. Tous se doivent d’apporter leur savoir faire et déployer leurs efforts car il est de la responsabilité de tous de mettre en place, dès à présent, des solutions.
jeudi 1 février 2007
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